Enesco Project :

 

Nicolas Dautricourt, soliste international

            et 7 amis musiciens qui ont déjà joué ensemble l’Octuor d’Enesco :

Cécile Agator, violon, soliste Orchestre Philarmonique de Radio France

Juan-Fermin Ciriaco, violon, soliste Orchestre Philarmonique de Radio France

Maya Koch, violon, Orchestre de Paris

David Gaillard, alto solo Orchestre de Paris

Flore-Anne Brosseau, alto Orchestre de Paris

François Salque, violoncelle (Quatuor Orfeo, Quatuor Ysaye), enseignant au CNSM

Samuel Étienne, violoncelle, enseignant au CRR de Paris

 

Vont enregistrer l’Octuor d’Enesco

                            à Saint Etienne du 29 Mars au 3 Avril 2021.

 

Le disque sortira chez Orchid Classic, label anglais réputé, courant 2021.

 

BWD12, comme pour le disque du quatuor Capriccio, financera le projet avec  certains de ses mécènes privés et publics (budget prévisionnel de 11 000 euros) et percevra la recette d’un futur concert donné par l’équipe de musiciens.

 

 

Interview de Nicolas Dautricourt aux Flâneries Musicales de Reims (2017)

 

Nicolas Dautricourt : J’ai découvert cet octuor il y a deux ans et j’ai eu un coup de foudre immédiat pour cette œuvre exigeante et complexe, qui me semble aussi importante dans le répertoire pour cordes que le dernier quatuor de Schubert, par exemple. J’ai eu envie de vivre une expérience artistique forte autour de l’octuor avec des amis musiciens qui me sont proches et j’ai imaginé un programme, baptisé Enesco Project, pour dresser une sorte de portrait musical d’Enesco. L’idée est d’associer cette œuvre majeure à des œuvres de compositeurs qui ont compté pour Enesco, comme Fauré qui fut son professeur, ses amis Ravel et Richard Strauss ou encore la Sonate d’Ysaÿe qui lui était dédiée. Mais pour des raisons de timing, nous ne jouerons que l’octuor à cordes aux Flâneries.

 

Quelles sont les caractéristiques de cette œuvre, réputée très difficile à jouer ?

 

N. D. : C’est un chef-d’œuvre absolu et je m’étonne toujours qu’il ne soit pas joué plus souvent. Sans doute est-ce en raison de sa difficulté et de la nécessité de beaucoup répéter. Du haut de ses 19 ans, Enesco a à cœur de composer une œuvre de grande envergure, dédiée à son professeur de contrepoint André Gédalge, où il fait étalage de tout ce qu’il a appris. Il en résulte une sorte de gageure technique avec un discours polyphonique d’une complexité inouïe et une écriture rythmique, harmonique, mélodique très riche. Structurellement, cette ample partition avec ses quatre mouvements intégrés dans une forme de sonate d’un seul tenant, est très bien façonnée.